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 °º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸ Too Dark...°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸

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Seymour
Sombre Monarche
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Masculin
Cancer Chèvre
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Classe : Nécromancien
Monde : Spira
Grade : Mythe
Humeur :
Date d'inscription : 09/03/2010

Feuille de personnage
Rang: Mythe
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1550/1550  (1550/1550)
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1550/1550  (1550/1550)

MessageSujet: °º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸ Too Dark...°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸   Sam 27 Mar 2010 - 20:55


    J’ai rêvé d’une terre mortifère là où les gens balancent leurs haines. J’ai rêvé sans fausses notes et amplis de blessures. J’ai rêvé par delà ces sépultures ; J’ai rêvé d’un monde qui s’affaisse au milieu des champs où l’on crève. J’ai rêvé qu’on puisse prolonger ces instants lancés contre tout ce sang. Et ça fait du temps quand on y pense qu’on aimerait tant voir cette déchéance, de changer toute cette prose qui nous sclérose, afin de faire en sorte qu’ils implosent. J’avais sans aucun doute trop rêvé au point d’en souffrir pour ensuite en mourir. Imaginer, suggérer et même idéaliser ne m’avait pas réussi, pour le peu que j’avais gagné dans toute cette histoire. J’avais rêvé de pouvoir, de puissance, de démence et de savoir pour seulement cauchemarder sur ma défaite. Mais une seconde chance m’était donnée, et cette fois-ci, je n’avais pas pour ambition de rêver, mais au contraire, d’exaucer cette vie que j’avais si longtemps rêvée.

    Là, devant l’entrée de ce qui fut mon royaume, je contemplai ce paysage qui n’avait pas changé depuis ma disparition. Il était toujours aussi morose, froid et vide comme je l’aimais, paisible domaine, où la lumière aussi pure que l’ombre se faisait plus brillante que la glace des contrées de Macalania. Pour avoir accouru en ce lieu, j’espérai profondément que ce dernier se soit embelli. Pourtant, rien de tout cela. Et à la vue de ce spectacle vide de sens, je ne ressentis rien dans ce gouffre fangeux qui siégeait depuis bien longtemps à la place de mon cœur. Alors que ma main était posée sur l’un des pans du mur marquant l’entrée dans ce monde qui gardait en son sein la mort, je la fis glisser le long de ce mur avant de la laisser tomber le long de mon corps, ma manche retombant et la cachant délicatement. Avançant d’un pas décidé droit devant moi, ce fut comme si la cité avait senti mon retour : la lumière s’infiltra avec une intensité encore plus vive qu’à son habitude, la végétation s’agitant de droite à gauche comme s’inclinant sur mon passage alors que petit à petit, chaque Guado glissait sa tête hors de sa demeure, jusque là cachait de peur d’être surpris. Des murmures, des rires, des stupéfactions et même des pleurs de joies.

    Ca fait du temps quand on y pense, que des mots n’avaient pas laissé des traces pareilles aux miens. Ça faisait si longtemps qu’ils rêvaient d’un homme pour les garder et ça faisait si longtemps qu’ils rêvaient d’un monde pour les sauver. Mais maintenant, j’étais bien là, de retour pour réaliser mes rêves et non les leur. Mais ce détail, ils étaient bien loin de le savoir, naïfs comme ils étaient. Parmi tout ce fourmillement, on pouvait entendre ici et là :

    « Tu as vu, c’est maître Seymour !

    - Tu crois vraiment que c’est lui ?

    - Il est encore plus beau qu’avant je trouve…

    - T’as vu, il est revenu, comme cet humain qui se disait venir d’un autre monde…

    - Tu veux parler du gardien Jecht ? C’est impossible ! »


    Relevant la tête en direction de ces derniers murmures, je fixai alors du regard celui qui avait émit cette affirmation. Plongeant mon regard longuement dans le sien, je sentis rapidement la peur s’incruster sur les traits de son visage crispé. D’un sourire, je dénoué ces liens de stress avant de lui demander d’une voix calme et posée :

    « Dis-moi jeune Guado… Es-tu sûr de ce que tu avances ? »


    Il ne semblait pas savoir ce qu’il devait répondre. Il ne savait pas non plus s’il avait le droit de respirer ou si au contraire, il devait plutôt mourir pour avoir osé parler alors que le maître des lieux défilait :

    [b][center]« Allons bon, vas-tu te décider à me répondre ? Continuais-je sur le même timbre de voix

    - Ou…Oui maître Sey… Sey… Seymour. J’en suis sûr.

    - Bien, alors qu'on prépare mes appartements.

    Sans même prendre la peine de le saluer ni même de le remercier, je fis demi tour aussi vite, rebroussant chemin, comme effaçant les traces de mon passage. Chacun avait retenu sa respiration tout ce temps, et j’entendis au bout du couloir un profond relâchement, comme si ma présence avait permis une libération. Pendant le peu de temps que j’avais passé en leur compagnie, c’était comme si le temps s’était figé, de peur de me contrarié lui aussi. Craignaient-ils mon retour ? Sans doute, et tout cela ne pouvait être que bénéfique. Disparaissant une nouvelle fois dans l’ombre des coins ténébreux, je décidai de rejoindre mes appartements, le temps d'aviser les plans qui me permettrait de reconquérir ce monde.
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MessageSujet: Re: °º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸ Too Dark...°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸   Mar 27 Avr 2010 - 12:29



    « Oh my God ! Oh my God ! »


Un plat dans une main, une montre à gousset dans l’autre, il était plus que temps de se dépêcher, le maître aller attendre. Et rien n’était prêt à vrai dire. Le lit n’avait pas été refait, les tapis n’avaient pas été frappés, le seigneur devait sans doute déjà être asphyxié par la poussière.

« Et s’il était sensible à la poussière ? Oh my God ! Pourquoi moi ? »

Du haut des ses 15 ans, le jeune serviteur de la maison royale courait, criait, gémissait, faisait sans cesse des vas et viens, sans que personne ne se soucie de son état et surtout de son énorme charge de travail. Il était vrai que depuis la disparition de sa majesté Seymour, les Guados avaient été sans cesse montrés du doigt comme des bêtes sales et noires, toutes complices de l’affreux manège du représentant des Guados. Ainsi, tous avaient commencé à vivre au ralenti, ne se souciant plus de la colère et de la noirceur d’âme du maître qui si longtemps avait opprimé les esprits, les pervertissant à sa façon, leur montrant plus aisément ce qu’ils méritaient d’être plutôt ce qu’ils se devaient d’être. Le jeune Doran se souvenait encore de ce terrible ou tous avaient appris que le maître Seymour avait complotait dans le dos des pratiquants de l’Eglise pour son seul intérêt. Des rumeurs avaient même courues, annonçant que plusieurs civils avaient vu un monstre à la même chevelure et au même visage que le seigneur Guado. On disait même que cette créature s’était manifestée à plusieurs lieux tel qu’au mont Gagazet ou encore à Bevelle même. Mais rien n’avait jamais vraiment été affirmé ni par l’Eglise qui peinait à se relever ni même par l’armée.

Lui, Doran, n’avait jamais su s’il était nécessaire de croire à toutes ces choses, ou s’il valait mieux enterrer tous ces désagréments et ces conjonctures infondées pour mieux avancer. Mais maintenant que le maître était de retour sur son trône, qu’allait-il se passer ? Tenterait-il de tromper à nouveau son monde comme il l’avait fait aussi longtemps ? Se secouant la tête pour chasser ces idées impures de son esprit, le jeune serviteur se rendit compte qu’il était resté statique le temps de sa profonde réflexion. Et déjà la montre indiquait que dix bonnes minutes s’étaient écoulées. Exprimant sa frustration à travers une grimace indescriptible et par son agitation spontanée, le jeune homme continua de courir partout pour terminer ses tâches avant que le maître Seymour ne s’installe dans ses appartements. Se lançant de nouveau dans une course effrénée, le commis finit par disparaître dans l’ombre des couloirs qui s’enchainaient sans relâche.

°#~° Une Demi Heure plus tard °#~°

Enfin, son travail était terminé, il avait eu le temps de changer les draps, changer les tapis, rallumer les chandelles, époussetés les rideaux, les meubles, les chaises ainsi que tous les bibelots qui jalonnaient les espaces prévus à cet effet. A l’instant où il sortit du salon du maître, le jeune homme se retrouva comme pétrifié de se retrouver sous le regard du grand Seymour que tant de monde avait acclamé pour sa puissance mais aussi pour son intransigeance exagérée. Ne sachant plus quoi faire, Doran resta alors immobile, préférant qu’on lui dise d’aller se jeter par la fenêtre, là au moins il saurait quoi faire.
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